J'ai la peau qui appelle le soleil.

J'ai la peau qui appelle le soleil.
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Je suis l'une de ces humains, ou filles perdu dans la nature, envahit par les nuages laissés à l'abandon. Le soleil a beau souffler aujourd'hui, je ne l'entends pas, et ne le vois pas. Les hautes herbes faisant plus de un mètre-soixante me dépassent. C'est tout de même fou, ça. Les troncs d'arbre, d'un ton assez brun, voir même un peu plus foncés pourraient très bien représenter la couleur de mon épaisse touffe de chevelure ondoyante. La couleur des océans s'harmonise parfaitement avec mon oeil droit et mon oeil gauche. Je dois bien avouer qu'il est difficile de trouver d'autres comparants de la nature pour une description. Continuons, un nez, ni trop gros, ni trop fin. En faite, je ne peux pas d'écrire mon nez. Mais j'laime pas. Quelques taches de son sur la joue droite, puis sur la joue gauche. Un grain de beauté sur le bout du nez. Une petite bouche avec des lèvres souvent abimées du à ma fâcheuse tendance à les bouffer grâce à mes dents, que je ne trouve pas forcément belle mais qui d'après le dentiste, le sont. Puis mon cou. Ensuite, comme tout être humain, un torse, un ventre et un nombril. Un bras droit et un bras gauche qui sont respectivement suivis de ma main droite et de ma main gauche. Un bassin avec un grain de beauté dessus du côté gauche. Des petite jambes assez musclées et des pieds chaussant du 38.







Ah oui, pardon, je me prénomme Charlotte.


# Posté le samedi 19 avril 2008 10:18

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:12

Et ce sourir qui m'ennivre.

Je crois que je deviens folle. Je suis le courant de l'eau. Mais il va vers la droite, puis d'un coup, change complètement de direction et vire vers la gauche. Effleurant deux ou trois cailloux au passage, en emportant avec lui quelques poissons trop faibles pour l'éviter. Puis, il y a dans ce soleil, un soupçon de nargue, limite hautain. J'comprends pas, mais j'vous le promets. Les nuages se décomposent, se séparent lentement. Partant chacun de leur côté, sans raisons particulières. Puis moi, je suis là, je reste plantée debout, les jambes bien droites sans fléchir les genoux. Les bras un petit peu écartés de mon corps, mais pas trop non plus. Puis j'observe ou je contemple. Les yeux fixés là où ils peuvent. Je sens une légère brise qui soulève et remue mes cheveux, elle commence même à piquer mes yeux. Une larme coule doucement le long de ma joue et tombe au ralentie sur le sol dorée par le soleil. Puis, c'est fini.




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Et ce sourir qui m'ennivre.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 12:13

Inerte, dans un coin solide.

Inerte, dans un coin solide.
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Suit le chemin, puis si c'est une impasse, tu t'en fou, tu creuses.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:30

Modifié le mercredi 06 août 2008 14:03

Concrètement insupportable.

Concrètement insupportable.
J'ai tellement de choses à dire que je ne trouve pas mes mots.





Il est là. Se demandant chaque jour un peu plus. Se tourmentant légèrement vers le bas. S'acheminant d'un coté puis un peu de l'autre. Il hésite, puis est sur, puis ne l'est plus. Ce déclin qui ne cèsse d'agir le bouleverse. Si vous saviez comme il l'embrouille. Des pensées fuguent, n'en pouvant plus. Les émotions varient, ne sont jamais les mêmes. Papillonant comme une silouhette agitée, une personne sans son ombre. Des trésaillements s'y mettent. Faisant perdre le sens de la boussole. C'est désolant. Mais c'est comme ça.


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# Posté le mardi 03 juin 2008 16:10

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 03:57

Il y aura sous ta peau la mienne.

Il y aura sous ta peau la mienne.
Ces lieux sont purs, tu les complètes. Ce bois, loin des sentiers battus, semble avoir fait des violettes, Claire, avec toutes tes vertus. L'aurore ressemble à ton âge, Claire, il existe sous les cieux on ne sait quel doux voisinage. Des bons coeurs avec les beaux lieux. Tout ce vallon est une fête qui t'offre son humble bonheur, c'est un nimbe autour de ta tête, c'est un éden en ton honneur. Tout ce qui t'approche désire se faire regarder par toi, sachant que ta chanson, ton rire, et ton front, sont de bonne foi. Ô Claire, ta douceur est telle qu'en errant dans ces bois bénis, elle fait dresser devant elle les petites têtes des nids.

# Posté le mercredi 11 juin 2008 15:58

Modifié le dimanche 10 août 2008 07:04